Agadir se conduit facilement. La ville a été entièrement reconstruite après le tremblement de terre de 1960, sur un plan orthogonal, avec de larges avenues et des ronds-points partout. Il n'y a pas de médina labyrinthique à traverser, pas de rue à sens unique piégeuse, et la signalisation est en arabe et en français.
Ce qui déroute n'est donc pas la ville, ce sont les usages. Une poignée de règles non écrites décide de la fluidité du trafic ici, et personne ne les explique au comptoir de location. Les voici.
Les ronds-points, et la règle qui s'applique vraiment
Officiellement, la priorité est à celui qui est déjà engagé dans l'anneau. Dans les faits, sur les grands ronds-points d'Agadir, l'entrée se négocie : on avance lentement, on se fait voir, et on s'insère dans le flux. Trois principes fonctionnent :
- N'accélérez jamais pour prendre un créneau. Ici, celui qui accélère est celui qui n'a pas compris. On entre au pas, ce qui laisse à tout le monde le temps d'ajuster.
- Regardez à gauche en continu, pas une fois. Le trafic dans l'anneau change de file sans clignotant.
- Ne restez pas sur la file extérieure si vous faites plus d'un quart de tour : vous serez coupé par les sorties.
Le clignotant est peu utilisé, y compris en sortie de rond-point. Partez du principe que le véhicule devant vous peut sortir sans prévenir, et gardez un intervalle plus grand qu'en Europe.
Vitesses et contrôles
Les limitations sont classiques : 60 km/h en agglomération, 100 km/h sur route, 120 km/h sur autoroute. Certaines portions urbaines d'Agadir sont à 40.
Ce qu'il faut savoir, c'est où sont les contrôles. La gendarmerie royale installe des radars mobiles à des endroits récurrents, presque toujours les mêmes :
- Juste avant les entrées d'agglomération, là où la limitation tombe de 100 à 60 sur quelques dizaines de mètres.
- Sur la N1 au sud d'Agadir, en sortie des zones de dépassement.
- À la sortie des ronds-points d'entrée de ville, en descente.
Les contrôles routiers fixes, avec plusieurs gendarmes et un cône, sont fréquents aussi. On ralentit, on baisse la vitre, on présente permis, carte grise et attestation d'assurance si on les demande. Le contrat de location fait office de justificatif de possession du véhicule ; gardez-le dans la boîte à gants et non dans votre valise. La plupart du temps, on vous fait signe de passer.
En cas d'amende pour excès de vitesse, elle se paie sur place et donne lieu à un reçu. Exigez le reçu : c'est la preuve que l'amende a été réglée, et c'est ce qui vous évite d'être facturé deux fois.
Le stationnement et les gardiens
Dans le centre, sur le front de mer, au port et devant les grands marchés, vous croiserez des hommes en gilet fluorescent qui vous font signe de vous garer. Ce sont les gardiens de parking, une institution locale. Ils placent les voitures, les surveillent, et perçoivent quelques dirhams à votre retour.
Quelques repères pour ne pas se tromper :
- On paie à la sortie, pas à l'arrivée. Un gardien qui réclame avant que vous partiez n'en est probablement pas un.
- Le montant est modeste, davantage pour une nuit complète ou une longue soirée.
- Prévoyez des pièces. Personne n'a la monnaie sur un gros billet, et l'attente est pour vous.
Les places bleues payantes existent dans certaines rues du centre. Les zones de livraison sont marquées et respectées par la police : s'y garer trente minutes coûte un sabot.
Carburant : où, quoi, comment
Les stations sont nombreuses en ville et sur les axes qui en partent. Elles sont presque toutes avec pompiste : vous restez au volant, vous annoncez le carburant et le montant ou le plein, et vous payez. Le paiement par carte est courant en ville, beaucoup moins en zone rurale ; gardez des espèces.
La majorité des voitures de location de la région roulent au gasoil, qui reste moins cher que l'essence. Vérifiez sur la trappe à carburant au moment de prendre la voiture plutôt que de le demander au pompiste : l'erreur de carburant n'est jamais couverte par l'assurance.
Les prix au litre sont affichés et changent régulièrement. Ils sont légèrement plus élevés dans les stations isolées de l'arrière-pays qu'à Agadir même, ce qui est normal et ne vaut pas la peine d'être discuté.
Les six pièges des premiers jours
- Les ralentisseurs. Hauts, fréquents, souvent mal signalés et parfois non peints. Ils sont la première cause de dégâts sous caisse sur une voiture de location.
- Les deux-roues sans éclairage. Très présents le soir dans les quartiers de Talborjt et d'Al Houda.
- Les piétons qui traversent en dehors des passages. C'est l'usage, pas une exception.
- Les charrettes et les tracteurs sur la sortie est vers Aït Melloul, souvent sans catadioptre.
- Le sable sur la chaussée près du front de mer après un jour de vent : il réduit l'adhérence en virage.
- Le soleil rasant le matin en allant vers l'est et le soir en rentrant vers l'ouest. Sur l'axe de l'aéroport, c'est aveuglant à certaines heures.
Conduire de nuit
En ville, aucun problème : Agadir est bien éclairée. En dehors, c'est une autre affaire. Les routes du Souss n'ont pas d'éclairage, peu de glissières, et l'on y croise des véhicules agricoles sans feux et des animaux. La règle que suivent les gens d'ici est simple : les sorties vers la montagne et vers le sud se terminent avant la tombée de la nuit.
C'est aussi pour cette raison qu'un vol qui atterrit tard mérite réflexion au moment de choisir entre l'aéroport et la ville pour prendre la voiture ; la question est traitée dans louer une voiture à l'aéroport Agadir Al Massira. Pour le reste, le choix du modèle dépend surtout de vos destinations : voir citadine, berline ou 4x4 dans le Souss.
Le meilleur conseil pour Agadir tient en un mot : petit. Une citadine se faufile, se gare et passe les ralentisseurs sans frotter. Les modèles disponibles sont sur la page location de voiture à Agadir, et le reste des formalités dans le guide complet de la location à Agadir.